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Histoire d'eau à Montagnac
- L'alimentation traditionnelle
- Première grande réalisation communautaire
- Seconde tentative d'alimentation générale
- L'eau à l'époque moderne
Lieux cultuels
- Le Temple
- La Chapelle des Augustins
- La Chapelle Notre Dame de la Peyrière
- L'Eglise Saint André
- La Confrérie des Pénitents
Un petit coin de nature
- Sentier "Entre vignes et collines"
- Sentier "Le Pas du Lièvre" à Aumes
- Circuit "Saint-Antoine" à Castelnau de Guers
- Sentiers balisés de VTT
- L'histoire des Ponts
Les bâtiments
- L'histoire de la Grille
Les animaux totémiques
- La chèvre de Montagnac
- Le poulain de Pézenas
- Les poulains du Pays Piscénois
- La Chenille de Pinet
- Le Chien de Saint-Pons de Mauchiens
- La Loche de Nizas
L’histoire des ponts
Témoignage et récit de Mr André Nos
(Historien et président de l’association des amis de Montagnac)
avril 2010
1 – Pont Neuf
Ce pont est situé sur la Route départementale 613 ancienne route Nationale 113. Au 18ème Siècle quand cette route nationale a été modifiée à la place de la « Route Royale » qui passait par VILLEVEYRAC c’était un changement pour ouvrir la voie maritime et touristique vers la ville de Méze.
Par la suite, elle a été refaite avec une architecture particulière que l’on retrouvera sur la majorité des ponts construits à cette époque. . Elle possédait une clé de voûte avec un moule en bois soutenant ces pierres. Une dalle de pierre a été réalisée d’abord pour permettre une meilleure circulation des charrettes sur la chaussée, ensuite le bitume a fait son apparition avec les nouvelles technologies.
Cette ancienne Route Nationale était entourée de jardins.
2 – Pont de la fin du 19ème Siècle
Ce pont a été refait et appelé « La Font Grande ». C’était un grand point d’approvisionnement où les gens venaient chercher de l’eau à l’époque des remparts, ancienne voie de passage allant de MEZE à POUSSAN. Ce pont était comme le pont neuf entouré de jardins.
Il y a notamment une croix à côté de la boule ronde qui marquait le repère de cette route.
3 – Pont du Plan de Saint Thomas
Ce pont a été créé en 1907 et était à l’origine en bois. La Tour Constance était instaurée pour commander les passages. La circulation pour aller sur la Commune de AUMES se faisait par la rivière empruntant le chemin qui se dirige vers la cave coopérative.
4 – Pont de la Cave Coopérative
Ce pont a été crée en 1909 début du 19ème Siècle. Même construction que les autres.
5 – Pont de Saint Martin de la Garrigue
Ce pont a été crée au 18ème Siècle pour se diriger vers l’ancienne voie ferrée ou pour emprunter le chemin allant sur la Commune d’AGDE. Son architecture rappelle celle du Pont Neuf.
6 – La Coulette
Ce pont a été crée au 18ème Siècle à l’ancienne voie ferrée identique au Pont de Saint Martin de la Garrigue pour emprunter le chemin allant sur la Commune d’AGDE. Ce pont était le ralliement du Centre Administratif où siégeait l’Evêché.
7 – Pont du Chemin de Fer
Ce pont est situé sur la Route de Saint Hilaire et a été crée en 1871.
8– Pont de MEZE
9 – Pont de GIGNAC
Ce pont est situé sur la Route de l’ancien chemin royal.
10 – Route de GIGNAC
Ce pont est situé aussi sur la Route de l’ancien chemin royal.

L'histoire de la Grille
Un bâtiment a disparu, familier à de nombreuses générations de montagnacois, depuis longtemps on ne prononçait plus son nom tant il s’inscrivait normalement dans le décor.
Comme chaque construction, la «Grille» a pourtant sa propre histoire que beaucoup de nos concitoyens ignorent. Avant sa disparition, essayons de la faire revivre une dernière fois.

D’abord, pourquoi la «Grille» ?
Parce que, lieu public, elle restait toujours fermée hors des dates de fêtes par un haut portail et un mur surmonté d’une grille qui en interdisait l’entrée.
Alors pourquoi fermer au public un bâtiment public ?
C’est là que commence la véritable histoire. La «Grille» n’est pas une de ces vieilles constructions qui font le charme des rues étroites du Centre Ancien ; elle est édifiée au début du XIXème siècle, alors que s’organise, après la Révolution, un nouveau quartier, autour d’une nouvelle rue qu’on baptisera en 1919 la rue Jean Jaurès. Les jardins sont remplacés par de nouvelles demeures et l’ancien couvent des Augustins se trouve ainsi rattaché au vieux Montagnac.
A quoi pouvait alors servir cette grande maison construite tout près de l’esplanade basse récemment organisée fin XVIIIème siècle ?
Tout simplement à ce qu’on appelait alors une maison d’école, autrement dit une école, une école communale dont les instituteurs étaient payés par la Municipalité. Là, cohabitent une école protestante et une école catholique, aussi bien pour les classes que pour le logement des instituteurs. Ce sont des écoles payantes avec quelques bourses pour certains élèves pauvres.
Au moment de la création des écoles catholiques par le père d’Alzon, il y aura opposition entre ces deux types d’enseignement, malgré la présence à la «Grille» d’un enseignement catholique officiel.
LA PETITE HISTOIRE DE LA "GRILLE"
C’est pendant cette période qu’un drame se déroule dans l’école.
Echappant à la surveillance des maîtres, un jeune garçon se noie dans le puits de la cour. On condamne immédiatement le puits pour qu’un tel accident ne se renouvelle pas.
A la fin de cette période, on y ajoute ce qu’on appelait alors une «salle d’asile», aujourd’hui garderie ou école maternelle.
Les lois laïques de Jules Ferry feront du bâtiment une école publique maternelle et de filles jusqu’à la construction de l’actuelle école Pasteur qui la remplace en 1912.
Dans les vieux albums de photos, on trouve encore une carte postale représentant un groupe d’enfants devant la grille de l’école.
Inemployée, la «grille» ne va pas être détruite, elle sert de salle de spectacle à la ville, jusqu’à la deuxième guerre mondiale où l’aménagement de l’actuelle salle du Rex ou salle communale, la rend inutile.
Grande nouveauté, en 1937 on installe au rez-de-chaussée, un moderne «Bains douches» communal.
Pendant de nombreuses années, des bals animent ses murs. Le plus remarquable est certainement celui du carnaval 1939 qui, après les accords de Munich, déchaine une joie bruyante. On vient, croit-on d’échapper à la guerre et dans un grand "ouf" de soulagement, la population fête avec frénésie cette libération en chantant «Nous irons pendre notre linge sur la ligne Siegfried» ou «Voulez-vous un parapluie pour danser la chamberlaine ?» ; Chamberlain étant le premier ministre anglais de l’époque.
Hélas, quelques temps après, la guerre éclate et la «Grille» reste en sommeil pendant cinq ans, se contentant d’abriter la «soupe populaire» préparée par Mme Hernandez et distribuée tous les jours aux familles indigentes.
La double libération de la France et de la joie redonne à la salle toute son animation, les bals reprennent avec passion, la jeunesse interdite de fête pendant quatre ans se libère bruyamment jusqu’au moment où est créée l’immense salle du Rex qui abrite le cinéma Rex (ou Roux du nom de son créateur) et une grande salle de bal.
Son rez-de-chaussée sert alors de garage aux pompiers, le premier étage comporte des logements ou des salles de réunions.
On a enlevé le portail (la grille), on a abattu le mur d’enceinte et, la dissimulant à demi, on a construit un «chalet d’aisance», comme on disait au XIXème siècle, l’ancienne cour a paru alors étrangement modeste à ceux qui la connaissaient et l’on a oublié la «Grille» d’antan, sa démolition même semble ne pas soulever de passions.
André Nos

L’alimentation traditionnelle
Elle se fait évidemment par les puits qui constitueront la seule source de production d’eau jusqu’à la fin du XVIIe siècle et dont l’utilisation se poursuivra jusqu’au XXe siècle. Très rapidement ils seront de deux sortes :
-
les puits particuliers : on les trouve dans les riches maisons bourgeoises ou aristocratiques des hauts quartiers de la ville : rue droite (haut de la Grand Rue), rue Valmagne (rue Lafayette), rue Montbel, rue Malirat.
Leur nombre croissant expliquera en partie la diminution du débit des puits communs.
Les compoix (ancêtres du cadastre) précisent d’ailleurs pour certaines maisons « avec jouissance d’un puits ». Ils se situent en général dans les cours ou les patus (mi cour, mi jardin) comme ceux des rues Malirat (maison de Thémines, maison de l’Isle d’Orléans) ou rue Lafayette (maison Hospitalier).
Selon la fantaisie et la richesse des propriétaires, leur margelle est plus ou moins originale. Celle de la maison Hospitalier est dans une petite pièce de style néo-gothique, celle de l’Isle d’Orléans se loge sous un ancien escalier renaissance, à l’Hôtel de Thémines on trouve une pompe à bras mobile dans une pièce aménagée à cet effet.
Mais ces puits peuvent encore être logés dans la cave quand il s’agit de la maison d’un artisan qui utilise l’eau pour son métier, Maison Urréa dans la rue du commerce (ancienne rue Cuiraterie).
Le temps passant et la prospérité aidant, au XIX°s, avec le développement de la viticulture et la prolifération des caves petites ou grandes, de nombreux puits ont été creusés dans beaucoup de magasins (remise ou caves).
Les plus anciens sont évidemment la Font Grande dans la rue de la Fontaine et le Puits commun dans la rue du Puits commun (non situé exactement aujourd’hui).
Au cours des siècles sont venus s’y adjoindre, la paix régnant, des puits creusés hors des murailles de la ville, même au temps du circuit d’eau organisés, au hasard des découvertes des sourciers, les puits de Saint Thomas (creusé dans le lit de l’Ensigaud), de la Croix ( de la mission ), du Fond de l’Esplanade, de Frascatti ( ou de Plancou ), du chemin d’Agde, de Goutès, de Crouzilles et celui de la Gloriette au Pioch Sabatier qui a disparu après la construction du premier circuit organisé de l’eau.
Histoire de la Font Grande:
Aujourd’hui disparus il est difficile de situer exactement leur emplacement, mis à part celui de la Font Grande qu’on peut encore voir, c’est d’ailleurs le plus célèbre de Montagnac.
C’est celui que l’on retrouve dans la plupart des villes de notre région, sous le nom de la Font putanelle (pas de contre sens, il s’agit de la Fontaine des jeunes filles), elle donne lieu à des chansons et à des histoires. On disait que les corvées d’eau était l’affaire des jeunes filles qui y trouvaient une compensation en allant à la fontaine à la nuit tombante ce qui leur permettait de trouver un amoureux ou de le rencontrer.
Pour la lessive ou pour faire boire les bêtes on pouvait aller jusqu’à l’Hérault où l’on trouvait toujours de l’eau mais on traversait des propriétés privées ce qui provoquait les récriminations des propriétaires et conduisit le conseil municipal, en 1849, à créer un chemin communal en achetant aux particuliers une longue bande de terrain, tel que nous le connaissons aujourd’hui qui permet d’accéder à la rivière sans traverser les vignes.

Première grande réalisation communautaire
Organisation de canalisations, premier circuit d’eau
Comme l’eau manque souvent en été, les consuls ont l’idée en 1657, de capter diverses sources, de canaliser l’eau pour l’amener au centre de l’Enclos (vieille ville).
Le lieu choisi au pied du tènement des Bauces et de la colline de Savignac.
Là se rejoignent plusieurs petits vallons, chacun comportant une source que l’on va capter l’une après l’autre pour avoir en définitive, jusqu’à neuf arrivées d’eau.
Au bas de la pente on construit un réceptacle couvert que l’on découvre encore aujourd’hui à gauche de la route de Montpellier et qui intrigue les automobilistes : la Gloriette aujourd’hui appelée Boule Ronde .
A partir de ce bassin va partir ce qu’on appelle un aqueduc, d’abord une suite de tuyaux de terre mis bout à bout et à l’air libre traversant des propriétés privées et qui conduit à la Fontaine du Griffe. Tout semble terminé le 23 juin 1667 puisque les consuls annoncent « l’eau a commencé à couler au Griffe » ; en réalité il s’agit du début d’une longue aventure.
Trop souvent les tuyaux se bouchent ou cassent, les propriétaires des terrains traversés créent beaucoup de problèmes et, en été, on manque souvent et encore d’eau.
Peu à peu on enterre les canalisations, on construit des galeries impressionnantes qui les protègent, d’abord celle de la Grand Rue, puis en 1826 celle de la rue Lafayette, on prospecte pour trouver de nouvelles sources que l’on dirige vers la Gloriette. En même temps on conserve les puits communaux que l’on dote de nouvelles pompes (à chapelet, en bronze), on en cherche de nouveaux que l’on aménage à grand frais, mais l’approvisionnement en eau demeure toujours insuffisant l’été, provoquant la colère de la population.
En principe, les gens vont remplir leur cruche à la Fontaine du Griffe et le trop plein s’écoule pour alimenter une pile qui se trouve au fond de la Grand Rue où l’on mène boire les bêtes ; les maisons bourgeoises, elles, conservent leur puits particulier.
Cette situation boiteuse dure jusqu’en 1886 sous la Troisième République.

Deuxième tentative d’alimentation générale
Dans un environnement républicain, Montagnac est une des seules municipalités royalistes de l’Hérault, or en 1881 et pour six ans, la majorité municipale change et un premier maire républicain est élu, il s’agit d’Emmanuel Arnaud. Montagnac compte alors 3460 habitants.
Le conseil décide alors de créer un vrai circuit d’eau avec station de pompage : l’usine à eau, canalisations, réservoir (bassin de l’eau) et 26 fontaines, 2 abreuvoirs, 3 lavoirs qui desserviront tous les quartiers et les rues principales.
C’est une dépense énorme pour l’époque, plus de 250.000 francs qui feront plus de 400.000 francs avec les intérêts, remboursables en trente ans soit jusqu’en 1916.
On hésite entre plusieurs projets dont celui d’un barrage sur l’Hérault et l’on s’arrête au principe d’une station de pompage dans la plaine, pourvue d’une pompe à vapeur qui nécessitera la création d’un emploi de chauffeur ou mécanicien pour lequel on prévoit un domicile sur place.
La vie change, les femmes du quartier se retrouvent désormais près des fontaines publiques, 26 dans Montagnac, seuls les lavoirs prévus ne verront le jour qu’après 1905. Les gens aisés petit à petit effectuent un branchement qui leur permet d’avoir l’eau courante, c’est l’époque où se développent les salles d’eau moderne avec baignoire et les robinets dans les cuisines. Pour le reste de la population les branchements attendront jusqu’aux années 1960 avant d’être généralisés.

L’eau à l’époque moderne
Malgré tous les efforts accomplis, le problème de l’eau est loin d’être résolu au milieu du XXes. Durant les étés secs, l’eau manque souvent et on est obligé de procéder à des coupures pendant lesquelles les vieux puits reprennent du service comme au bon vieux temps, la municipalité essaie alors de déterminer les causes de ce manque fréquent d’eau.
Il y a d’abord l’augmentation sensible de la consommation par personne, dans les années 1970 il en fallait 150 litres, aujourd’hui il faut multiplier ce chiffre par deux ou trois et cela depuis la généralisation des branchements individuels : il est moins pénible d’ouvrir un robinet que de charrier des brocs ou des cruches d’eau.
Les canalisations sont vétustes et l’on perd beaucoup d’eau dans le circuit.
Les galeries de la station de pompage s’ensablent facilement ; à cela vient s’ajouter la déviation probable de la veine d’eau qui alimente la pompe.
Les remèdes apportés :
-
De 1965 à 1974 les canalisations sont remplacées.
-
Les galeries sont régulièrement nettoyées.
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Un nouveau puits est créé à quelques centaines de mètres du premier avec de nouvelles pompes ce qui permet une alimentation normale de la localité
-
Enfin, pour éviter les gaspillages et leurs conséquences sur la station d’épuration, on préconise l’économie de l’eau.

Le temple
L’histoire plus que mouvementée du temple débute avant même les guerres de religions.
Au colloque de Montpellier de 1561, les protestants demandèrent aux Etats la permission d’élever un temple, et il est vrai qu’à cette époque une relative tolérance le permit.
Les protestants se regroupaient ordinairement chez l’un d’entre eux ou se réunissent parfois même dans les étables. Puis, ils construisirent en 1566 leur temple à l’intérieur de l’enceinte.
La construction était très sommaire et n’a laissé aucune trace dans le paysage urbain.
Delsol, le curé, à force de lettres de démarches, obtint en 1663, l’arrêt du conseil ordonnant sa démolition et la construction d’un nouveau dans les faubourgs. Quelques jours plus tard, une délégation de chaque religion s’entendit pour rétablir le culte protestant en lieu-dit champ de Pélégry.
Par un acte de 1665, les protestants de Montagnac firent appel à trois maîtres artisans de Pézenas pour parachever cette construction. Les autres œuvres de ce gipier sont en effet d’une qualité décorative et pourraient laisser penser qu’il s’est livré ici à un travail de stucateur plus que de plâtrier. Malheureusement en octobre 1685, en vertu de la révocation de l’Edit de Nantes, le temple fut démoli, le culte supprimé, les dragons de retour et les conversions aussi nombreuses que peu sincères.
Après l’Edit de Tolérance de 1787 l’exercice de la religion réformée est autorisé mais il faudra attendre la révolution pour que des protestants retrouvent un lieu de culte qui n’est autre que l’ancienne chapelle des pénitents blancs face à l’église St-André ; la cohabitation est difficile et des problèmes vont se poser au moment de la restauration. Après bien des discussions une nouvelle construction est commencée en 1818 aux Aires de Savignac qui sera inaugurée le 2 février 1819, c’est le temple actuel. Le presbytère attenant ne sera construit qu’en 1863 (travaux de 1863 à 1866). Il présente une architecture dépouillée où seule la façade d’inspiration néoclassique témoigne d’un souci décoratif.


La chapelle des Augustins
C’est vraisemblablement vers la fin du 13e siècle que l’on peut situer la fondation du couvent des Augustins aux faubourgs de Montagnac. Toutefois, cette congrégation n’apparaîtra dans les archives locales qu’en 1474 et surtout en 1558 lors des troubles religieux dus à la réforme. Leur couvent à souffert de ces années de violence, et pendant la reconstruction, grâce aux subsides des consuls, ils sont logés dans la maison dite de Rosines. On ne sait pas combien de temps à duré cet exil. Les premiers contrats de reconstruction ne datent que de 1627 et concernent la construction d’un corps de dortoirs ‘reposant sur le côté du cloître ». Celui-ci de forme rectangulaire était alors entouré d’un fossé de 4 pans de profondeur.
L’église construite en 1649 avait une longueur de 33 mètres. Les Augustins voulaient rivaliser de luxe avec l’église paroissiale et multiplièrent les dépenses somptuaires. L’embellissement se termina par son pavage en 1654. Les vocations se multipliant, il fallut en 1666 construire un nouveau dortoir de 6 chambres.
Cependant, le tourbillon révolutionnaire chassa tous les religieux, et la vente des décors et des objets religieux ébranlèrent les Augustins. Seul l’autel avait échappé aux marchands de matériaux…Cette confrérie fut alors cédée à la confrérie des Pénitents blancs.

La chapelle de Notre Dame de la Peyrière
Pendant les étés de 1887 et 1890, dans la région, il eut une épidémie de choléra qui fit de nombreuses victimes dans les villages voisins. Montagnac fut épargné. Le curé Boucassert qui avait une grande dévotion à la Vierge, décida d’ériger une statue et une chapelle pour la remercier. Il y participa de ses deniers pour la plus grosse part. Il choisit par une heureuse inspiration cette colline de la Peyrière, carrière qui domine le village et offre un splendide panorama de la vallée de l’Hérault, ceinturée par cette ligne harmonieuse des Cévennes du Caroux à la Séranne. La statue de la Vierge fut fondue à Lyon. Les travaux de la chapelle furent exécutés par des artisans locaux, et en 1895 l’inauguration eut lieu. Des cérémonies se déroulaient pendant les fêtes de la Vierge. Les travaux de réfection de la chapelle ont été exécutés avec maîtrise par l’E.M.T.T société montpelliéraine dont le but est de former et de donner un métier à des chômeurs, à des exclus de la vie. Les vitraux ont été confiés à un maître verrier qui travaille avec des jeunes en difficulté.

L’église St André
A l’origine romane, l’église St-André, autrefois « Notre-Dame » est mentionnée dès 990 dans le Cartulaire d’Agde. L’édifice actuel va connaître alors une construction évolutive du XIII à la fin du XIVème siècle avec l’ouverture des chapelles latérales et la partie supérieure du clocher.
Plus de deux siècles de construction : du XIIIe au XVe par phases :
XIIIe : Chevet + 1ère travée.
XIVe : Trois autres travées.
XVe : Clocher (jusqu’à la terrasse, avec grotesques) + chapelles latérales + tribune XVIIe : Lanternon/chapeau chinois
XIXe : Remaniement du porche + sacristie derrière le chevet
Construction orgueilleuse et évolutive rattachée à l’histoire de Montagnac avec sa notoriété et prospérité des foires.
L’église est caractéristique par son style gothique méridional représenté par :
- un nombre réduit de fenêtres faciles à murer, moins de lumière.
- une nef unique avec vaisseau ample et large.
- chapelles entre les contreforts : contreforts au lieu d’arcs boutants et souvent contreforts en saillie à l’intérieur
- une abside à 7 faces possédant seulement 3 vitraux.
Une église défensive :
Ouverte par un large portail (refait au XIXème) surmonté d’une tour clocher, l’église fortifiée semble avoir été intégrée aux défenses de la ville : en effet, les Frères PLATTER, voyageurs suisses décrivent « Notre Dame comme une belle église, munie d’un pont-levis, ressemblant plus à une citadelle qu’à une église ».
Son système de défense est caractérisé par :
tour-clocher tel un donjon qui permet à l’église d’atteindre la hauteur de 54,50m, munie de salles qui servent de salles à provision en cas de siège.
meurtrières à l’Est
des traces d’arrachement d’une tour symétrique au clocher (pont-levis ?)
un système de mâchicoulis (balcon percé…) : vestige des encorbellements des hourds
des échauguettes à base circulaire aux angles,
chemin de ronde
Vestiges architecturaux :
Intérieur :
- Nef à 3 vaisseaux peu représenté en Languedoc, (en général plutôt 1 ou 2 vaisseaux égaux : église halle); on retrouve de type à Clermont l’Hérault.
- Tribune XVe siècle (pour les confréries ou les notables) / Orgue fin XIXe.
- A l’Est, abside centrale flanquée d’absidioles dans le prolongement des bas-côtés. (À sept pans, mais avec trois fenêtres).Aussi large que le vaisseau central, l’abside plus basse s’ouvre par un arc diaphragme percé d’un oculus et même système pour les absidioles Nord et Sud (mais sans oculus).Entre nef et chœur, ici diaphragme au lieu d’un arc triomphal.
Dans l’abside, les huit tranches de la voûte viennent butter sur une clé annulaire rattachée à l’arc diaphragme par un lierne. (Les stalles sont du XVIIIe / XIXe)
- Quatre travées, la première plus large que les suivantes, plus étroite, correspondent à deux campagnes de construction (XIIIe / XIVe)
Elles communiquent par de grandes arcades portées par de fortes piles (piliers polygonaux).
La clé de voûte est composée de l’agneau mystique + couronne d’épines + autres clés de voûte annulaire (anneaux) année de feuillage.
Les murs des quatre travées sont percés de fenêtres hautes. Celles de la 1ère travée sont formées de 4 lancettes réunies 2 à 2 par un arc géminé ? (Brisé), l’ensemble est surmonté d’un trèfle. Les baies des 2 travées suivantes sont à double lancette surmontée d’un quatre-feuilles.
Les fenêtres de la dernière travée sont formées d’une seule lancette.
Extérieur :
Est distinct sur l’édifice le système de canalisations ouvertes à la base de la flèche qui surmonte le chapeau chinois, les gargouilles, le décor de grotesques caricaturerai des vices des personnages du village.
Le porche de l’église est constitué de voussures et archivolte remaniées en 1833, de 6 fenêtres trilobées à remplage bouchées dans l’embrasement ; plus à gauche, dans l’embrasement traces d’un Christ aux outrages avec deux anges et un encensoir
Au pied de l’édifice, des enfeus (traces d’arcs tressés plus anses de paniers) où étaient enterrés les nobles et chevaliers, les religieux étant enterrés à l’intérieur de l’église et les paysans autour de l’église.
Un clocheton construit en attendant la fin de la construction du clocher.

La confrérie des pénitents
Placée sous le patronage de l’Esprit Saint, ainsi qu’en témoigne l’en-tête des tableaux de nominations : « Spiritus Sanctus, ubi vult spirat » : l’Esprit Saint souffle où il veut.
« L’an 1607 et le 20 Mai, le sieur François Briffaud, prieur de la chapelle des Pénitents sise à la place de l’église, laquelle a été baillée aux dits Pénitents, en voûte servant de tribune, longue de 8 cannes et large de 4, et autre au fond d’icelle avec un couroir pour y monter et descendre. » Il devra changer la porte de lad. Chapelle et la mettre à l’endroit indiqué et élever un clocher de 20 pans, pour y mettre une cloche. Ce travail fait pour la somme de 165 livres »
Effectivement jusqu’à la révolution, les pénitents bénéficient de cette chapelle, dans laquelle se repliera le prêtre non jureur, entraînant avec lui les plus irréductibles des catholiques, ce qui occasionnera des frictions entre les deux communautés catholiques, la chapelle et l’église se trouvant côte à côte : la chapelle fait sonner sa cloche, le dimanche, au moment où le curé jureur commence son sermon.
Dans cette chapelle se trouve aujourd’hui l’hôtel de ville de Montagnac : il en reste encore une fenêtre ogivale que l’on peut voir dans l’escalier qui conduit au premier étage » (fin de citation)
Il semble que la confrérie se réunissait tous les dimanches dans sa chapelle, au cours de la Messe célébrée par l’Aumônier (les Père Augustins, puis le clergé paroissial), et aussi l’après midi, pour l’Office et les assemblées ou les réunions du Bureau, du conseil d’administration, du conseil des Douze (élargi par la suite)
Le port de l’habit (appelé « sac ») est de rigueur pour les offices.
La confrérie organisait des processions et participait à celles de la paroisse.
Elle était présente aux obsèques des frères décédés.
Au cours de ces assemblées ou réunions (annoncées par la cloche ou convoquées par billets), était traité ce qui concernait la vie de la Confrérie : nominations aux différentes charges (pour l’année), clôture des comptes de l’année écoulée, réception ou affiliation de nouveaux « frères » réparation ou achats, discipline à faire respecter…
A l’issue de telle ou telle réunion ou office, avait lieu la cérémonie de réception de nouveaux « frères », selon un rituel bien établit : présentation des « candidats », (souvent parrainés par un ancien, alors ils sont désignés comme « fils de frères »), prestation du serment de fidélité aux règles (signalé par exemple en 1789), chant du « Te Deum » et signature.
Un dernier aspect de la vie de la confrérie : la discipline.

LE SENTIER « Entre vignes et collines »
Distance : 5km
Balisage : Vert d’eau
Durée : 1h30
Niveau : Facile

Départ : Maison des Associations : 1, allée des Sports Montagnac :
Remontez l’allée des sports bordée de platanes jusqu’au stop. Au stop tournez à droite, empruntez le chemin de Boutonnet. Continuez toujours tout droit en suivant le balisage. Après 300 m de marche, au bout du chemin goudronné, après le gros amandier et à l’intersection des trois chemins prendre le premier chemin de terre sur la droite. Suivre le sentier arboré, ancienne voie communale. A mi-chemin sur votre droite se trouve le vestige d’un puits. Remontez le chemin, tournez à gauche.
Continuer la route, à l’intersection des trois chemins à 10 m prendre à gauche si vous voulez suivre « Vignes et Collines » ; tournez à droite si vous voulez rejoindre le « Sentier du pas du Lièvre ». Dès la première à gauche empruntez le chemin caillouteux. Tournez sur le premier chemin à droite juste avant la propriété privée. Vous passez devant l’ancienne carrière ; restez toujours sur votre gauche en suivant le balisage. Suivre le chemin jusqu’à l’escalier descendez le ; empruntez le petit chemin communal arboré. A la fin du sentier, prendre à gauche la route goudronnée. Au bout de celle-ci, un poteau vous indique de tourner à gauche sur le sentier de terre. Tout droit, vous longez les vignes et des oliviers, en face, admirez la vue sur l’oppidum de Aumes et la vallée de l’Hérault. Suivre le chemin balisé et longez la vigne ; au fond tournez à droite en traversant le talus.
Sur votre droite vous remarquerez un superbe mazet. Suivre le chemin tout droit qu’au chemin bétonné ; passez la chaîne en direction du site de Notre Dame de la Peyrière. Si vous choisissez d’aller tout droit vous pourrez admirer une oliveraie, la chapelle inaugurée en 1895 et le point de vue sur Montagnac depuis les pinèdes ; pour reprendre le sentier « Vignes et Collines » tourner à droite.
Suivre le chemin jusqu’aux oliviers et tournez tout de suite à gauche en direction du village. A mi chemin de la descente sur votre gauche point de vue sur l’église Saint-André ; mentionnée dès 990 dans le cartulaire d’Agde sous le nom de Notre Dame de style gothique méridional, elle se caractérise par sa construction évolutive des XII, XIII, XIV, XVème siècles.
Descendre le chemin au rond point empruntez les passages piétons qui vous dirigent vers la Cave Coopérative. (Dégustation possible aux heures d’ouverture du caveau). Continuez tout droit la rue de la Coopérative en suivant le balisage. Longez le ruisseau de l’Ensigault sur votre gauche sur le passage protégé pour piétons aménagé à cet effet.
Au bout de la rue, la Maison des Associations point de départ du circuit.
A télécharger ici
Sentier réalisé par 37 jeunes volontaires de Montagnac dans le cadre des Actions jeunes organisé par l’Association Planète Jeunes Plus de Montagnac.

LE SENTIER « Le Pas du lièvre » AUMES
Distance : 3km
Balisage : Rouge ; poteaux petit lièvre + 3 tables d’orientation
Durée : 1h30 à 2h00
Niveau : Moyen
Départ : Parking du jardin des platanes face aux terrains de sports à AUMES :
Traverser la place de la mairie, prendre tout droit la rue des Ecoles. Avant l’école tournez à droite. Continuez le chemin goudronné : suivre le balisage composé de poteaux bagués d’un petit lièvre.
Traverser le ruisseau de Laval souvent à sec et prendre la 1ère route à droite vers un chemin longeant une vigne.
Monter sur le tertre à votre gauche. Une fois en haut, empruntez la vigne située sur la gauche pendant quelques mètres puis la longer. Une fois arrivé à la route goudronnée, la traverser et prendre le 1er chemin visible à gauche balisé d’un poteau.
Après environ 200m, prendre le 2ème chemin à droite qui longe la vigne. Puis emprunter le petit chemin sur la droite donnant accès au sentier botanique du « Lo Pas de la lèbre » ; 12 plantes vous sont présentées. Prendre à droite le sentier jusqu’au plateau des mazes où se situait l’oppidum ; longez celui-ci. Prendre le chemin pour atteindre les 2 tables d’orientation (point de vue sur la vallée de l’Héraut et les avant-monts du Massif Central).
Se retourner et prendre le sentier sur la gauche balisé d’un poteau jusqu’au réservoir d’eau. Continuer le petit chemin qui vous mènera au bout à la 3ème table d’orientation (point de vue sur Aumes).
Faire demi-tour, suivre le balisage et descendre devant la source jusqu’à l’escalier aménagé. Emprunter celui-ci et continuer la descente jusqu’au chemin bétonné puis prendre à gauche la petite route : au bout du chemin, vous avez la possibilité de voir l’ancien cimetière à 100m à gauche ou de terminer le circuit en revenant vers le village.


LE CIRCUIT ST ANTOINE
CASTELNAU DE GUERS
Distance : 10km
Balisage : jaune
Durée : 3h00
Niveau :Facile
Dénivelé : 60m
Départ : Aire de pique nique du cimetière, parking pour véhicules:
Se rendre à l’église. Descendre la ruelle à droite de la mairie, au calvaire tourner à droite rue de la Tartare et empruntez la rue Fontveille. Descendre la rue de l’Aventin et sortir du village. Prendre à gauche la route jusqu’aux dernières maisons ; à l’intersection suivre la voie de droite puis suivre le chemin encaissé à gauche pour trouver l’ermitage Saint-Antoine. Descendre, au croisement prendre à gauche le chemin sur 50m. Au mazet empruntez le chemin de droite. Suivre la descente empruntez la D 161 à droite sur environ 10m. A la croix suivre la route goudronnée à gauche sur environ 500m. Ensuite, descendre, traversez un gué et remontez jusqu’au croisement.
Vous avez la possibilité de prendre une variante en suivant le chemin en face balisé de jaune sur 350m raccourcissant le trajet initial.
Sinon prendre à gauche le sentier, environ 20m après monter à gauche, là le sentier atteint une intersection.
Suivre le chemin de droite qui suit une colline, passer un bois et tourner deux fois à droite ; après un autre sous-bois tournez à gauche au replat devant une vigne et gagner une montée.
Poursuivre à droite jusqu’à une intersection ; prendre le sentier à droite vers la Font du Loup et franchir un ruisseau.
Passez une 1ère intersection, continuez à droite sur environ 200m et prendre le 1er sentier à gauche. Ensuite traversez la route pour prendre tout droit entre les vignes, suivre alors une piste qui devient sentier.
Longez le côté droit d’un petit ruisseau jusqu’à une partie goudronnée, là tournez à gauche et suivre la piste ; empruntez à gauche la route sur environ 100m.
Prendre ensuite à droite sur la piste, à l’intersection prendre le chemin du milieu pour suivre une portion goudronnée ; ensuite prendre à droite une autre piste qui ramène à Castelnau de Guers.
A voir en chemin : le village de Castenau de Guers, ruelles, vestiges des remparts et portes fortifiées, ancien château et église fortifiée ; chapelle rurale et ermitage Saint-Antoine, point de vue ; croix de chemins ; chapelle Saint-Nicolas de Talpusiac ; garrigue et vignobles ; l’étrange paysage de l’étendoir des fées.

Les sentiers balisés de VTT
sur l’Agglomération Hérault Méditerranée
Sentiers praticables également à pied.
Regroupé autour de la Base de Bessilles et du village de Nizas, tout un réseau de parcours balisés permet de visiter cet arrière pays marqué par la figure de Molière.
Avec 240km de sentiers balisés, cet espace VTT/FFC englobe un vaste territoire qui s’étend au nord en direction du Salagou jusqu’à la Languedocienne qui relie Montpellier à Béziers.
L’espace VTT actuel s’articule autour de deux pôles : depuis Bessilles cinq autres débutent du centre ville de Nizas. Entre ces deux portes coule lentement le fleuve Hérault, l’un des circuits longe justement la rivière.
Circuit Familial : courte balade pour vous mettre en jambes ; de la base ce parcours vous permettra de visiter le village de St Pons, village à plan circulaire belle vue sur la mer et le bassin de Thau.
Itinéraire Sportif : parcours sportif sur le tracé du téléthon
Parcours de maniabilité tracé en pleine forêt
Circuit Rando : belle boucle sur le Causse qui embaume le thym ; domaine viticole, villages typiques du Languedoc, le parcours longe l’Hérault avant de rejoindre Pézenas ville d’art et d’histoire.
Circuit Sportif : superbe randonnée au cœur de la garrigue. Au printemps, festival de couleurs et de senteurs méditerranéennes. Du vrai VTT sur un tracé ludique, ponctué de passages techniques bien qu’à la portée de tous.
Ces itinéraires sont à retirer auprès de l’office de tourisme de Pézenas Val d’Hérault Antenne de Montagnac aux horaires d’ouverture. Tel : 04 67 24 18 55
Circuits à imprimer (document PDF) ici 

LA CHEVRE DE MONTAGNAC :
Une « Cabreta » vinifère qui raffole des pampres de vigne…
L’histoire :
L’histoire de la chèvre est donnée par l’érudit Rey de la Croix qui signale « la danse de la chèvre de Montagnac » lors du passage du Duc d’Angoulême en 1815.
L’historien local André Nos confirme l’existence d’une ou plusieurs chèvres dès 1914.
C’est Vincent Diaz amoureux du folklore local, qui ravivera dès 1979 la légende de « La cabreta de Montagnac » : l’animal totémique de la ville.
L’animal :
Blanche, élégante, la chèvre mesure environ 2,5m de long sur 2m de haut et 1m de large ; elle n’a besoin que de deux porteurs pour la faire évoluer.
« La Cabreta » d’aujourd’hui existe depuis 1979, elle sort occasionnellement lors des rencontres des animaux totémiques et pour les fêtes traditionnelles.
Autour d’elle il y a depuis quelques années un véritable ballet de danseurs et de danseuses dirigés par l’un d’entre eux, vêtus de noir, à calotte plate. Ils profitent des temps d’arrêt pour exécuter des figures de danse au son de la musique, tandis qu’une accompagnatrice en costume de paysanne languedocienne distribue la légende qu’elle tire de son petit panier.
La légende :
Elle est censée se perpétuer durant les foires médiévales de Montagnac durant le 29 Août. « Aux alentours de l’an 1200 les habitants de Montagnac sont plongés dans la plus profonde tristesse. Anne, la dame du « Counce » Bernard, est atteinte d’un mal mystérieux dont médecins et guérisseurs se reconnaissent impuissants à maîtriser les effets pernicieux.
Un jour se présente un homme, Jacou, pauvrement vêtu, et accompagné d’une chèvre blanche.
Celui-ci saute, danse et chante sans arrêt. Il proclame à qui veut l’entendre qu’il est en possession d’un secret, véritable remède propre à restituer la santé et à engendrer la joie.
Aussitôt, on court apporter la nouvelle au consul et Jacou est convoqué. Le consul lui promet une grande récompense si son secret lui est dévoilé.
« Le lait de ma chèvre est porteur de vertus magiques à condition de nourrir l’animal avec des pampres de vigne et du raisin ». Ce qui est fait. Après que Dame Anne ait goûté le lait de la chèvre, elle retrouve la santé. Jacou au grand cœur refuse l’argent proposé par le consul, et lui fait cadeau de la chèvre.
Quant à la chèvre, on en prit bien soin. Elle fit des petits qui furent nourris de nouveaux plans de vigne façon à obtenir le fameux bon lait si bénéfique.
Crédit photo : Laurence Roque Chamayou
Contact « Association Tostemps » : M. Diaz Vincent : 04 67 24 06 72

LE POULAIN DE PEZENAS :
Un « Poulain » classé au répertoire immatériel de l’humanité…
L’histoire :
L’histoire du Poulain apparaît dans les archives locales à partir du XVIième siècle. A cette heure, la recherche historique retrouve la trace du poulain sur des monnaies gauloises du Ier s ap. J.-C. Comme les autres animaux totémiques, on le retrouvera jusqu’à nos jours, venant animer, de par leur sorties, les fêtes majeures des villages.
Depuis peu et à l’initiative de Pierre Ducastelle, Président de la Commission royale de folklore belge pour la Wallonie et de la Maison des Géants d’Ath, de Mr Gérard Torpier Président de la Maison des Géants du Nord, de Mr Claude Achard professeur et historien Piscenois, de Mr Alain Vogel-Singer Maire de Pézenas, de la municipalité ainsi que de son service culturel, le Poulain de Pézenas a été classé au patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO et ce à compter du 25 Novembre 2005. Avec lui les Géants de Belgique, les Géants du Nord de la France et la Tarasque de Tarascon.
L’animal :
Sous cet énorme animal devenu d’aluminium se cachent neuf hommes précédés d’un meneur qui guide la bête à travers les artères de la cité suivant « le pas de Sissot ». Il ouvre ainsi le carnaval de la ville et autres sorties au son des fifres, tambours et hautbois. Sa tête et son cou sont articulés et télescopiques afin qu’il puisse réclamer des aumônes pour les pauvres.
De la robe à fleurs de lys, le poulain passa aux abeilles impériales, puis à la cocarde tricolore. Sur sa housse bleue, parsemée de fleurs de lys d’or et marquée des armes de la ville sont assis deux mannequins emblématiques : « Estienon » et « Estieneta ».
Blanche, élégante, la chèvre mesure environ 2,5m de long sur 2m de haut et 1m de large ; elle n’a besoin que de deux porteurs pour la faire évoluer.
La légende :
La légende qui entoure le Poulain raconte que le souverain Louis VIII se trouva privé de sa jument favorite, tombée malade. L’animal aurait été sauvé par deux consuls de Pézenas et aurait même donné naissance à un poulain que la cité immortalisa. En remerciement, le roi aurait offert à la cité un poulain de bois. Le peuple pourrait ainsi l’exhiber dans toutes les fêtes comme le symbole de l’amitié scellée avec le nouveau pouvoir qui s’installait en Languedoc.
Estienon et Estieneta :
La légende locale veut que leur présence rappelle la visite du roi Louis XIII en 1622 et de sa suite, ayant à traverser la rivière Peyne. Non loin de là, il vit une paysanne, jupes retroussées, qui s’apprêtait ainsi à gagner l’autre rive. Il lui offrit galamment l’aide de sa monture et entrèrent tous deux, gaiement, dans la ville aux yeux du peuple amusé. Pour fixer ce souvenir, Estienon et Estieneta furent juchés sur l’antique Poulain.
Aujourd’hui :
Chaque Mardi Gras, les habitants de Pézenas et les « Machous »commémorent cet heureux évènement et organisent donc le défilé du Poulain.
Crédit photo : Pierre Ramond

LES POULAINS DES CITES D’ADISSAN, DE FLORENSAC, DE VIAS
« Los polins » : des poulains parsemés dans le pays Piscénois…
L’histoire :
Il est des endroits où le cheval apparaît comme l’animal le plus emblématique d’un village : dans le pays Piscénois le totem-poulain est d’ailleurs revendiqué par plusieurs communes qui se le dispute : Pézenas, Florensac, Adissan, Vias voire Agde et Caux…
L’animal :
L’animal arrive tardivement dans le zodiaque du bassin méditerranéen.
Comme l’évoque Claude Alranq « S’il n’a pas la notoriété des grandes figures zodiacales, le cheval reste pourtant l’animal principal du chamanisme. Il est le symbole des forces obscures qui volcanisent le psychisme humain ; il est le véhicule qui permet au chaman d’atteindre les esprits de ces forces ; il est, en retour, le bien fondé de ces forces si l’initié ou le malade parvient à les maîtriser…La renommée du Polin de Pesenas est telle que les poulains des villages voisins n’apparaissent que comme des cousins plus ou moins rapprochés. Au panthéon des villages voisins, ils n’en ont pas moins acquis leur propre personnalité ».
LE POULAIN D’ADISSAN
Cousin du Poulain de Pézenas
Contact : Mairie d’Adissan : 04 67 25 01 12
LE POULAIN DE FLORENSAC
L’histoire :
Cousin du Poulain de Pézenas il est appelé « Lo Chivalet » exhibant ou non Estienon et Estieneta ses cavaliers.
L’animal :
L’animal, un poulain plus long que large pourvu d’une robe fleurie de multiples couleurs.
Accompagné de trois danseurs : le fouetteur-meneur, le maréchal-ferrant et le chasseur de mouches.
La légende :
Lo chivalet de Florensac serait le petit cheval de Charles IV qui passant à Florensac un 31 décembre 1565 avec la reine-mère, offrit sa monture à ses hôtes.
Aujourd’hui :
Sortie officielle pour Carnaval en Février.
Contacts : Mairie de Florensac : 04 67 77 00 15
LE POULAIN DE VIAS
« Lo Poli de Vias » : un poulain turbulent…
L’histoire :
Durant l’après guerre, le Poulain de Vias cousin du prestigieux poulain de Pézenas était l’acteur incontournable des festivités dominicales depuis le jour des Rois jusqu’au mercredi des cendres jour marquant la fin des fêtes carnavalesques.
Durant les années 80 le « Pouli de Vias » fût décapité et absent du Carnaval : aujourd’hui un nouvel élan est mené par l’association « Lou Pouli de la Fabo » qui a relancé tout le folklore autour du petit et grand poulain de Vias.
L’animal :
L’animal, un poulain pourvu d’une carcasse et d’une robe couleur cuivre parsemée de fleurs et ornée d’une fève, fier d’arborer les emblèmes de la ville et la croix occitane.
Porté par 6 à sept gaillards vêtus de blanc et foulard rouge, le poulain est animé par le meneur qui fait virevolter l’animal.
La légende :
A une époque les habitants de Vias souffraient de la famine.Une jeune fille nommée Jeannette avait perdu son poulain. Elle le retrouva dans un grand champ de fèves. Elle remplit son tablier de fèves et reprit la route du village avec son poulain qu’elle avait réussi à dresser pour informer tous les villageois de cette découverte. Depuis ce jour, les Viassois ne moururent plus jamais de faim. C’est pour cela que sur le poulain sont représentés une fève, la croix occitane, un cep de vigne et le blason de Vias. Le blason de Vias existe depuis 1135, avec ses créneaux symbolisant la fortification du village ; les fleurs de lys symbolisent la royauté ; le rouge est le sang versé par les Viassois et le jaune leurs richesses.
L’emblème local n’a d’autre légende que celle du poulain de Pézenas (voir rubrique « le saviez-vous ») le groupe folklorique qui accompagne l’animal revendique son originalité par sa diversité : enfants maquillés et masqués, adultes, se retrouvent autour de danses, défilés, saluts, alors que jeunes femmes se font enfermer sous la carapace du turbulent poulain.
Les danseurs sont habillés de petits lambeaux de tissu collés à une salopette, pour symboliser des haillons.
Aujourd’hui :
C’est l’association « Lou Pouli de la fabo » qui fait revivre le folklore Viassois lors des fêtes locales, du Carnaval le 1er Mars, des rassemblements totémiques, ainsi qu’à Barcelone pour les « Fêtes de la Merce ». L’animal est sorti le 1er dimanche d’Août à l’occasion de la fête de Sainte-Perpétue.

Photo et contacts : Service Communication Mairie de Vias : 04 67 21 66 65

LA CHENILLE DE PINET
« Lo Porquet » : une chenille séductrice
L’histoire :
Lorsque dans les années 1970 le vignoble Picpoul subit les attaques de la chenille de la race des noctuelles, il fit face. Comment ? En totémisant son agresseur…
L’animal :
L’animal, une chenille pourvue de 14 pattes, 6 anneaux, une gueule dentée et queue caduque.
Il mesure 12,60m de long et son pelage est de couleur vert-de-gris.
La légende :
Le vignoble du Picpoul fut attaqué par le « Porquet » terrible chenille vorace… Afin de protéger le vignoble les habitants décidèrent de totémiser la chenille c'est-à-dire la célébrer ; depuis elle se pare, suit une danse processionnaire : « le pas d’Attila » sur un air de farandole ou d’une musique de corrida.
La chenille heureuse frétille alors de gauche à droite en effectuant un roulis de ventre plein : la bidoussado. Approchée par les bufetaïres, dansant l’enfarinade elle se laisse traitée en rassemblant ses anneaux : depuis, miracle ou ralliement, on ne voit plus lo Porquet dans les vignes.
Aujourd’hui :
L’animal est sorti durant la fête de l’Ormarine en juillet sur le parvis des caves de Picpoul.

Photo et contacts : Service Communication Mairie de Pinet

LE CHIEN DE SAINT PONS DE MAUCHIENS
« Lo Chin » : représentant des « Malicanes »…
L’histoire :
L’histoire du « chien » est connue depuis 400 de l’ère chrétienne.
C’est en 1989 que le « chien » a animé pour la première fois les rues du village pour les fêtes du millénaire avec les fêtes des Malicanes. Deux chiens sont représentés sur les armoiries du village réalisées par l’abbé Souche historien local, et l’archiviste départemental Damville ; "Blason d'azur aux sept coupeaux d'or surmontés du clocher de même, au canton senestre, de gueules, à la Vierge du Bosquet, d'argent. Le tout surmonté de la couronne murale et soutenu par deux chiens d'argent lampassés, de gueules."
L’animal :
L’animal pourvu d’une grande gueule représente un grand chien monté sur des roulettes animé par 4 ou 5 pousseurs ; il est promené dans les rues sans musicien ni musique tenu par une laisse pour celui qui osera l’utilise au risque d’y laisser sa vie.
La légende :
Saint Pons des Mauvais chiens ou Saint Pons des sorcières ? Malicanes ou Mascas ?
En l’an 400 de l’ère chrétienne, le bois qui recouvrait le monticule rocheux occupé par le village actuel fut abattu. Un château fort fut construit au sommet du mamelon. Le seigneur du château y résidait avec des officiers et des valets. Quoiqu’il n’aimât pas la chasse, il avait une meute nombreuse de chiens destinés à garder et défendre l’approche du château pendant la nuit. Ces chiens étaient confiés aux soins d’un homme qui les tenait enfermés pendant le jour mais qu’il laissait libres dans la cour à une heure déterminée de la nuit après celle de la retraite. Il sortit un soir de son château sans avoir prévenu personne de l’excursion qu’il allait faire et ne rentra qu’après que les chiens eurent été lâchés. Ceux-ci ne le connaissant pas s’élancèrent sur lui et le déchirèrent de leurs morsures. Aux cris affreux qu’il poussa, ses gens accoururent et, au moment où le seigneur expira, il proféra, dit-on, ces paroles « o los mas cos » (oh les mauvais chiens). Il fallut alors agrandir la chapelle du château dédiée à Notre Dame. En 989, l’Evêque de Narbonne vint consacrer la nouvelle église dédiée à Saint Pons.
Aujourd’hui :
L’animal est sorti durant les « Malicanes » qui bizarrement ont lieu le 15 Août le jour de Marie qui fut la sainte patronne de la première église bien avant Saint-Pons.
Contact : Mairie de St Pons de Mauchiens : 04 67 98 70 72

LA LOCHE DE NIZAS
« La loche » : un poisson qui dort le jour et folâtre la nuit…
L’histoire :
La loche ! Le dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées révèle qu’il s’agit d’un poisson au corps allongé couvert d’étroites écailles et enduit de mucosité.
« Il avale sans cesse de l’air qu’il rend par l’anus après l’avoir changé en acide carbonique » selon l’observation de M. Ehrman. Jusque là rien de commun avec les Nizaçois. Mais voilà… En 1990, les habitants redécouvrant dans l’ouvrage « Les surnoms de pays d’Oc » de Claude Achard que leur surnom était lo locas, les villageois s’empressèrent d’arborer le poisson fièrement comme animal emblématique, avec toute la nonchalance qui l’accompagne.
L’animal :
L’animal pourvu de belles nageoires est représenté par deux hommes- poisson qui frétille au son de la musique « La maman des poissons » du piscénois Boby Lapointe.
La légende :
Aujourd’hui il n’y a plus de loche dans la Boyne mais on se souvient de la légende : « Tard lai vau, pauc lai fau, e de bona ora m’entorni » : « Tard, j’y vais, peu j’en fais, et de bonne heure je m’en reviens ». Une réputation de laisser vivre comparable à ce poisson qui passe sa journée au repos, cachée dans la boue ou sous les pierres, ce qui leur vaut, une solide réputation de paresse. La loche franche remonte parfois à la surface en serpentant, aspire quelques goulées d’air frais, les expulse par l’intestin, demeure un instant à la surface de l’eau, puis se laisse retomber sur le fond avec tant de nonchalance qu’il lui arrive parfois de rebondir d’une pierre à l’autre.
Méfions nous pourtant de l’eau qui dort. La loche ne manque pas d’énergie. Si on soulève la pierre sous laquelle elle est cachée, elle reste un instant immobile puis disparaît comme une flèche. La loche s’active au crépuscule et extrémement vorace dévore une énorme quantité de vers et de larves diverses qu’elle capture en se démenant comme un diable.
Aujourd’hui :
L’animal est sorti le 1er dimanche de Mars pour le carnaval et le 1er dimanche d’Août à l’occasion de la fête de Sainte-Perpétue.

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